Je vous livre (avec un certain retard) le fruit d’une discussion avec Patrice autour de l’architecture des différentes interfaces que nous mettons en place.
Tout d’abord l’assembleur.
Dans cette interface il y a à priori 4 espaces, que l’on peut vouloir fractionner très clairement ou au contraire fondre et intégrer au maximum.
la table de travail, sur laquelle sont disposées le perles, qui forme le fond
la zone des outils, aujourd’hui la poubelle, bouton share… qui sont pour le moment intégrés dans l’espace de travail. D’autres outils pourrait trouver leur place dans une barre ou dans une palette flottante (logique Adobe par exemple)
une zone « identité » de l’éditeur (à minima un avatar et un nom)
une zone « sociale » qui comprend les commentaires (communication publique) mais aussi les fonctions de communications privées: fonction PM (personal message, à mi-chemin entre le mail et le commentaire)
En discutant nous avons identifié un 5ème élément qui permettrait de mesurer ou de signifier le degré d’interaction de l’éditeur dans le monde Broceliand. Les règles restent bien sûr à établir, mais une première piste serait le nombre de pas communs avec les autres éditeurs ou bien encore le nombre de broceliands repris pas d’autres éditeurs…
Ce 5ème élément peut n’être qu’une diode changeant de couleur en fonction du « statut » de l’éditeur ou un compteur Geiger…
La piste formelle que je me propose d’explorer est la suivante:
sur la base du joujou 2.2 une table de travail blanche sans texture, pure, simple. Pour les zones identité et sociale des palettes flottantes que l’utilisateur peut positionner où bon lui semble et dimensionner selon ses besoins du moment. On peut imaginer donner à ces palettes une matérialité assez forte, un métal laqué dans un blanc légèrement cassé, chaud et très brillant par exple. Cette liberté permet à notre utilisateur de faire sien notre outil sans que nous ayons à nous casser la tête inutilement sur des options de customisation gadget. Fermez les yeux et imaginez…
Le point suivant est un début de réflexion autour d’un moment assez particulier: la transition de assembleur vers le lecteur. Rien de décisif à ce stade, sinon qu’on est là à un noeud important que je ne vois pas comment gérer pour l’instant. Patrice suggère que c’est le moment d’être didactique. Je suis sur ce point en désaccord, préférant aux explications imposées et systématiques un mode « aide » activé par l’utilisateur, qui doit de fait être facilement accessible. De plus je considère l’utilisateur n’est novice qu’une fois. Cela dit, il serait dommage de se contenter d’un simple compteur de chargement à la mode flash. Vos réactions sur ce point seront donc précieuses.
Vient donc ensuite le lecteur. L’option retenue à ce jour pour le lecteur standard est la barre en haut de l’écran, reprenant les codes couleur et fonctionnel de l’intégrateur. Barre aussi discrète que possible qui ne doit pas venir en choc avec la diversité des contenus à afficher. Quantité de fonctions restent à définir.
Il ne faut pas oublier que l’on arrive pas toujours au lecteur de la même façon. En effet l’utilisateur peut passer de l’intégrateur au lecteur (sur son propre compte mais aussi en explorant le compte d’un autre éditeur). Il a alors déjà vu la forme (et l’étendue, la complexité…) de l’arborescence qu’il s’apprête à parcourir. En revanche l’utilisateur qui « ouvre » un broceliand trouvé sur un site ou joint à un mail n’a pas cette vision. Il y a donc des étapes transitoires à penser en fonction des différentes hypothèses. Gros travail d’architecture en perspective. Qui s’y colle?
En passant un point soulevé durant notre discussion: il serait intéressant de faire figurer l’avant et l’après (page précédente/page suivante). Pas de solution miracle à ce stade. A propos de miracle, je vous remets sous le nez ce petit lecteur que je vous avais déjà proposé il y a quelque temps: http://www.whitevoid.com/application.html
Un autre point en suspend: comment pousse-t-on notre utilisateur à éditer?
Je m’explique: naturellement notre utilisateur va accumuler des parcours, des bookmarks qui temps qu’ils ne sont pas édités ne peuvent pas être rendu publics (une attitude « autoritaire » de notre part n’est pas envisageable pour des raisons de confidentialité). Donc, de la même façon qu’un enfant ne range pas naturellement sa chambre, ce que nous avons nommé la friche de chaque utilisateur va enfler jusqu’à devenir inexploitable. Simultanément nous passons alors à côté de notre objectif: le web n’est ni organisé, ni personnalisé. Il faut donc imaginer un système qui fasse qu’il n’est pas possible de stocker indéfiniment des surfs non édités dans la friche. Plusieurs hypothèses à ce stade: la friche à une taille finie (maximum 50-100 pas en stock?) ou encore elle a une date de péremption (pas moyen de garder plus de quelques jours un surf non édité?). On peut encore imaginer être plus contraignant: la friche se vide dès que l’utilisateur se déconnecte. Ou juste incitatif: un indicateur de santé de la friche?
Comme vous le voyez ce post est plein de questions. Vos commentaires, idées, suggestions sont donc attendues.
Sam
Filed under: Platform, User Interface by Sam on April 29th, 2008 | 3 Comments »